De loin, on dirait une fourmilière qui s’éveille petit à petit sur l’île de Nantes. Vélo après vélo, par petits groupes ou en solo, ils arrivent de partout. Bientôt, la place des Fonderies, leur point de ralliement à deux pas de l’arrêt de tramway Vincent‐Gâche, est noire de cyclistes. En cette fin de journée d’été, ils sont près d’une centaine. Beaucoup de trentenaires, des jeunes hommes en majorité, tout équipés, lunettes de vitesse sur le nez, au guidon de montures de course valant plusieurs milliers d’euros dans certains cas. Certains portent même des maillots roses siglés « N‑Peloton #Nantes ».
Le bouche‐à‐oreille a fait venir certains pour la première fois, quand les autres sont des vieux habitués de ce rendez‐vous « historique » du mercredi soir, dupliqué parfois le samedi ou le dimanche matin. Tous sont là pour le plaisir de rouler ensemble à pleine vitesse et de profiter de l’aspiration du groupe façon étape du Tour de France ou course classique. C’est le principe même du N‑Peloton.